Le musée de la peur

La Louisiane est célèbre pour ses maisons hantées et son vaudou. Pour Halloween, on peut en visiter quelques unes et faire des balades en forêt de l’horreur.

Samedi soir, nous avons testé un lieu renommé pour son horreur : le musée de la peur ; un musée de science complètement transformé pour Halloween. Un événement réservé aux adultes qui a pour ambition de « te changer à jamais ».

On en avait beaucoup entendu parlé et on appréhendait un petit peu mais bon, on a laissé les enfants chez une amie et nous avons pris notre courage à deux mains.

Après une longue file d’attente, on découvre l’entrée tenue par un médecin, tablier ensanglanté, une grosse barbe (réelle celle-ci) et des yeux qui ont l’air de dire : « Préparez vous ! ». Ce qui est bien, c’est qu’ils font rentrer les groupes d’amis ensemble. Nous étions 5 et nous étions rassurés d’entrer dans l’obscurité les uns derrières les autres. Nous entrons dans un long couloir au bout duquel une infirmière folle nous rappelle la procédure (Etats Unis oblige) : pas le droit de toucher les figurants, par le droit d’éclairer avec son portable, pas le droit de faire demi tour… Ensuite, tout va très vite : un dédale de couloir avec dans chaque recoin obscur, un figurant qui prend son job très au sérieux. Nous découvrons sur notre chemin des mises en scène soignées comme une chaise électrique et son bourreau qui se met à hurler de terreur, une morgue avec un zombie éventré sur une table et une petite fille avec un bébé dans les bras te suit en murmurant. Un sérial killer qui tape derrière une vitre en plexi glace son visage à demi éclairé. Des toiles d’araignées nous caressent le visage. Au détour d’un virage, un homme au physique de bucheron allume sa tronçonneuse. Nous passons dans ce qui ressemble aux canalisations du musée. Des personnes semblent sortir de leur cage pour nous poursuivre. Nos cris se mélangent à ceux des monstres autour de nous. Nous arrivons dans un cimetière embrumé où notre groupe se retrouve éclaté et là c’est la panique. Tout le monde court dans tous les sens « j’ai perdu ma chaussure » crie l’un d’entre nous, des zombies sortent de tous les coins « c’est par là ! ». Soudain, nous arrivons devant une porte éclairée normalement et tenue par 2 policiers. « Il lui manque un bras !! » crie Alice. Le policier qui avait les mains derrière le dos nous demande: « Ca vous a plu ? ». Aucune réponse de notre part. L’homme nous ouvre la porte et nous souhaite une bonne soirée.

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